Compte-rendu de Martin Choquet sur sa course de 12 Heures à Stoneham
Martin nous raconte son premier 12 heures, qu'il a fait lors des Championnat Canadien qui ont eu lieu à Stoneham le 28 mai dernier.
J'ai été un des participants au championnat canadien des 12 heures à Stoneham en 2011; concrètement, j'écris ces lignes trois jours après l'épreuve. Je tiens à partager ce que je retiens de cette épreuve, car comme nous n'étions pas nombreux, il serait dommage que cette journée reste un secret.
D'abord, il faut souligner le travail d'Éric Bellavance qui s'est allié à l'organisation de Courses en Forêt pour mettre sur pied cette journée. De ce que j'en sais, ils ont été pris de court par des problèmes avec l'emplacement originellement planifié, il leur a fallu improviser rapidement pour y pallier. La conséquence aura été pour Éric de trouver un parcours qui ne pouvait alors qu'être difficile, contrairement à l'idée qu'on se fait ordinairement du parcours d'une course horaire. OK, il y en avait de la côte, il n'y avait pratiquement que cela. En rétrospective, par contre, entre ce parcours et la possibilité d'une annulation... Je crois que sur le coup, dans la journée, on a parlé à profusion de la difficulté de la « loop » (moi le premier), et je crois aussi que ça a gêné Éric un peu. Mais aurais-je fait mieux? Ne jetons pas la pierre, je crois qu'il a fait ce qui était possible avec le jeu de cartes qui lui a été fourni.
J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des gens. Je ne veux pas les rendre mal à l'aise en employant des superlatifs, mais j'ai été plutôt charmé par eux. Entre autres : Sylvie Boisvert, qui m'a totalement impressionné par ses capacités ahurissantes. Elle a fait 30 km de plus que moi! Ma femme l'a vue terminer son dernier tour et n'arrivait pas à croire qu'elle faisait la même épreuve que moi, tellement elle bouffait le gazon! J'ai aussi eu la chance de parler à Guy Gilbert, que j'avais vu l'année précédente sur son 48 heures à Drummondville. À ce moment, il était plutôt occupé... Ce matin-ci, il ne pouvait donner son max, pour des raisons qui lui appartiennent. Il a alors décidé de ne pas participer à l'épreuve. Par contre, il était tout de même présent au départ, ce qui m'a donné l'occasion d'échanger avec lui quelque peu avant le début, et Guy a couru comme accompagnateur un moment avec tout le monde. Dans le kilomètre et quelque qu'il a fait avec moi, il a généreusement partagé des conseils de gestion de course et d'entraînement. Avait-il besoin de faire cela? Non, mais il l'a fait, en toute générosité comme je disais. Il est revenu dans les deux dernières heures pour encourager tout le monde et baigner dans l'après-course. C'est là une attitude très « gentleman ».
J'ai eu l'occasion, pendant un bon moment de marche, de jaser avec Don Landry et d'échanger des blagues avec Marion Landry quand on se croisait; j'ai aussi vu Marius Lacasse continuer avec ténacité longtemps après n'être plus capable de courir. Une autre forme d'inspiration!
La température... Que dire de plus? Du gris omniprésent, de la pluie, de l'orage, des pointes de vent... Les seules choses pires auraient été une chaleur torride ou du verglas.
Et pour moi, je ne peux dire que cela a été une des plus belles journées de ma vie à date. Mais non, ma vie n'est pas si ennuyante!!! Mais j'ai aimé la manière avec laquelle j'ai répondu aux multiples défis que cette course m'a envoyés, j'en ressors avec une grande fierté. J'ai continué d'en apprendre sur moi-même, de transcender mes limites et de voir des exemples inspirants. Merci aux organisateurs et aux autres coureurs, vous êtes une part intégrante de cette journée!
Maintenant, allons voir si je peux me taper 5-7 kilomètres...
Martin Choquet
31 mai 2011


